Surfer sur quelques une des plus belles vagues d’Europe,
Putter sur l’un des nombreux greens installés dans de sublimes paysages,
Donner tout se que l’on a dans un trinquet ou sur un terrain de rugby,
Finir l'après midi dans les arénes Bayonnaises ou à Saint Palais pour regarder s'affronter 2 équipes de force Basque,
Le Pays Basque est une terre de loisir et un véritable paradis pour tous les amoureux du sport.
Depuis toujours, ses hommes aiment se confronter et s’y défier sportivement.
Il n’est pas de communes au Pays Basque qui ne possède pas son fronton.
Dans chaque ville et village, presque dans chaque quartier et dans toutes les écoles communales, on retrouve cet incontournable symbole du Pays Basque.
La pelote est ici un sport national.
Elle comporte 25 disciplines, issues du jeu primitif, la main nue.
Les aires de jeu peuvent être couverte ou non, la taille des balles et la forme des instruments varie. Pourtant, le geste reste sensiblement le même, celui, naturel, du jeu de balle.
Toutes les disciplines et leur aires de jeu :
En Trinquet Fronton place libre
Main nue
par équipes
Main nue en individuel Chistera joko garbi
Pasaka Grosse pala
Xare Grand chistera
Paleta (gomme pleine) Rebot
Paleta (gomme creuse) Laxoa
Paleta (pelote cuir) Paleta (gomme pleine)
Fronton avec mur Fronton avec mur à gauche (36m) gauche (long) ou Jai-alai (espace fermé)
Main nue par équipes Cesta punta
Main nue en individuel Remonte
Paleta (pelote cuir) Pala larga
Pala corta
Chistera joko garbi
Fronton avec mur A gauche (30m)
Frontenis
Paleta (gomme creuse)
Joko berri
La main nue reste la spécialité de base, le geste le plus pur.
La Cesta punta est la catégorie reine, elle se joue avec un grand gant en osier, la pelote est très vive et peut atteindre les 230 km/h.
Le Joko garbi se pratique avec un gant plus petit que la Chistera.
Pasaka et Rebot, héritières de la courte et longue paume se jouent face à face.
Le Xare ou raquette Argentine est une raquette à la forme ovale, en bois de noisetier ou de châtaignier dont l’encordage est légèrement flottant.
La pratique quotidienne des travaux ruraux est à l’origine de ce sport.
Avec leur goût du défi, les Basques s’affrontent lors de concours inter village.
Ce sport à part entière nécessitant de durs entraînements s’est structuré au sein d’une fédération et même si nombre de touristes le voit comme un spectacle, il est pour celui qui le pratique et côtoie la victoire, la source d’une grande fierté et de considération par les siens.
Le festival de Saint Palais qui se déroule chaque année le premier dimanche après le 15 août affirme toute la popularité de ces jeux.
En voici les principales disciplines :
Sokatira – Tir à la corde
2 équipes de 8 se font face, celle qui tire l’adversaire sur plus de 4m a gagné. Cette équipe se déroule en 2 manches.
Orgo joko – Lever de charrette
Ce jeu consiste à lever une charrette de 300Kg à bout de bras, de la faire tourner sur un timon et lui faire parcourir la plus grande distance.
Harrijasotzaleak – Leveurs de pierre
A la force de son corps, l’athlète doit hisser sur ses épaules une pierre très lourde.
Il existe 4 types de pierre : Sphérique, Cubique, Cylindrique ou Rectangulaire.
Le record est de 330 Kg.
Zakulari – Course de sac
Porter un sac de mais de 80 Kg sur ses épaules et courir une distance de 120m en un temps record.
Arpanariak – Défi des bûcherons
Il faut scier à 2 et le plus vite possible un tronc de 60 cm de diamètre.
Lasto Altxatzea – Lever de paille
Le participant doit hisser une botte de paille de 40Kg en tirant sur une corde à l’aide d’une poulie, à une hauteur de 7 mètres, le plus grand nombre de fois et en un temps limité.
Lastobotatze – Lancer de botte de paille
Le concurrent doit faire passer par-dessus une barre horizontale à l’aide d’une fourche n’excédant pas 1,80m, une botte de paille de 12 à 13Kg.
Untziketariak – Bidons de lait
Les sportifs doivent parcourir la plus grande distance possible avec un bidon de 40Kg dans chaque main. Le jeu s’arrête des qu’un des bidons touche le sol.
Ingude altxatzea – Lever de l’enclume
L’homme doit soulever un maximum de fois une enclume de 18 Kg au dessus de sa tête en la frappant sur un portique au sol.
Défendre l’honneur de son clocher, tel est l’ambition de chaque joueur de Rugby. Tellement imprégné dans la culture locale, le Rugby rythme la vie de nombreux Basques et c’est avec impatience que l’on attend chaque dimanche pour assister à une rencontre. Et soyez sur que le perdant va se l’entendre dire pendant plusieurs semaines.
Quant à vous Mesdames, profitez en pour aller en ville faire du léche vitrine car les jours de retransmission d’un match, la population semble avoir disparu et l’on perçoit en ville un certain ralentissement de l’activité.
Chanté par Michel Etcheverry, le Rugby est comme le Pays Basque, il est rempli de passion et la 3éme mi-temps efface souvent la rivalité sportive pour laisser place à la fête et aux chants, autre vertu de ce beau pays.
Voici les sites de quelques une de vos équipes favorites :
Biarritz Olympique Pays Basque
Sport passion lui aussi, le Surf est arrivé en Europe dans les années 50 et s’est sur la plage de la cote des Basques à Biarritz que les filles ont pu commencer à s’amouracher des premiers surfeurs. Depuis, le littoral Basque est devenu le paradis de tous les amateurs de glisse. Ces spots sont reconnus dans le monde entier et la cote Basque accueille chaque année plusieurs étapes du championnat du monde professionnel de surf, bodyboard ou autre longboard. Il n’est pas rare l’hiver d’y voir à Guéthary des vagues supérieures à 4 mètres.
Aujourd’hui le Surf déborde de son cadre sportif, il est un style de vie avec ses idoles et sa mode. La région est d’ailleurs devenu le lieu privilégié d’installation de toute l’industrie du surf : on parle de ‘’Glissicon Valley’’.
De Mundaka à Anglet n’hésité plus à vous mettre à l’eau des qu’il y aura des vagues et en cas de difficultés c’est sans problème que l’on vous accueillera dans l’une des nombreuses écoles d’initiation qui parsèment la cote.
Bon Surf…
Ce sont les britanniques qui ont importé le Golf au Pays Basque.
Et force et de reconnaître que les Basques l’on fait leur.
Profitant des magnifiques atouts que lui a conférer la nature, le Pays Basque s’est doté de 8 magnifiques parcours répartis harmonieusement sur l’ensemble de son territoire, les uns nichés dans des îlots de verdures, les autres surplombant la corniche et fleurtant avec les vagues de l’océan.
A chacun sont niveau, à chacun son Golf favoris, mais ce qui est sur c’est que vous aurai ici la possibilité de varier les plaisirs en variant parcours.
Bon Swing…
Il est 17h au soleil et déjà, le quartier de Lachepaillet s’anime, les rues sont bloquées et autour de nous, la foule se hâte. Les aficionados affluent à la porte des arènes et les gradins sont parsemés de couleur et d’éventails. Les buvettes ne désemplissent pas, c’est vrai qu’il fait très chaud pour cette féria de juillet. Bénat était là ce matin à midi quand a eu lieu le Sorteo (tirage au sort). Il sait maintenant quel torero affrontera le magnifique toro qui l’a l’avait effrayé la veille lorsqu il a croisé son regard alors qu’il été bien en sécurité 3 mètres au dessus de l’enclos. Les Bandas sont la. Et l’on entend les musiciens lâcher quelques notes pour régler leur instrument. Bientôt elles vont jouer. Les équipes des matadors s’activent, il faut préparer le matériel. La corrida n’est pas un art qui laisse de place à l’improvisation. Chacun de ses temps suit un déroulement bien attendu et défini.18 Heures, la cérémonie peut commencer. Les Alguazils, en tant que gendarmes des arènes entre les premiers sur leurs magnifiques montures. La piste est bien couverte et les différents quadrilles conduits par leur maestro peuvent maintenant faire leur entrée. Ceux qui entre la première fois dans ces arènes, le font tête découverte de leur chapeau, le public va pouvoir ainsi juger de l’homme a qui il a affaire. La musique se coupe, place au combat. Un crie d’effroi accompagne l’entrée du Taureau qui par un rapide tour de piste prend la mesure de l’arène. L’ambiance bien que réjoui départ est un peu tendu maintenant. Tant qu’il na pas réussi à dompter la bête, le danger plane sur ce sable jaune. Dans le callejon, les péons, fidèles équipiers du maestro sont prêt à envahir l’arène à la moindre alerte. Les 3 tercios s’enchaînent et bientôt le torero ressortira vainqueur de se défi. Bien que perdant, c’est par un ultime tour de piste que le Taureau sera honoré pour sa bravoure et sa vaillance.
Bientôt, les arènes retrouveront leur plénitude jusqu'à l’ouverture de la prochaine féria…
Le déroulement d’une Corrida :
Le Sorteo
Le jour de la corrida, à midi, on procède au tirage au sort des taureaux. Trois lots de 2 taureaux sont préalablement composés de façon équitable en fonction des qualités et défauts supposés de différents taureaux. Ce sont les représentants des toreros qui participent au tirage dans un ordre bien défini, du plus ancien torero au plus jeune.
L’Apartado
Tirage au sort terminé, on isole les taureaux les uns des autres en les plaçant dans des cellules de 6m² à l’abri de la lumière.
C’est là qu’ils attendent l'heure de la corrida.
Le Paseo
C’est le Président qui donne le signal pour l’ouverture de la corrida.
D’un geste de sa main, la musique commence.
Les cuadrillas peuvent ainsi s’avancer et se présenter au public.
Le matador le plus ancien est le chef de la lidia. Il se place sur la première ligne à gauche dans le sens du défilé. Le second par ordre d’ancienneté est à droite et le plus jeune au milieu.
Au second rang suit la cuadrilla du chef de la lidia. Le premier banderillero à gauche, le second à droite et le troisième au milieu.
Au troisième et quatrième rang les cuadrillas des second et du plus jeune matador.
Viennent ensuite les Picadors, respectant toujours l’ordre établi par l’ancienneté du maestro.
Les Areneros (personnel des arènes) clôturent le défilé.
La Corrida
Les toreros vont maintenant pouvoir combattre leurs taureaux.
La encore, c’est le plus ancien qui commence.
- 1er Tercio
Ce tercio permet au matador d’évaluer le comportement du taureau. Celui-ci va fixer l’attention du taureau et exécuter quelques passes appelés Véroniques.
Après quelques passes, les picadors interviennent à la demande de la présidence.
La pique permet de mesure la bravoure et la puissance du taureau qui charge sur le picador.
Ceux-ci par leurs piques plus ou moins appuyées ont pour but de ralentir l’animal, voir d’en diminuer sa vivacité, le rendant plus docile pour le maestro.
Les picadors sont aux ordres uniques de leur matador.
- 2éme Tercio
Les Banderilles peuvent être posées par le matador, mais le plus souvent ce sont ses péons qui s’en chargent.
En principe, chaque taureau doit recevoir trois paires de banderilles.
- 3éme Tercio
Le matador exécute la Faena. Il travaille son taureau avec la Muleta (cape rouge).
Il tente d’exécuter des séries de passes en essayant de bouger le moins possible et de faire passer le taureau le plus près possible de lui-même. Une belle Faena impose à son auteur la maîtrise complète des charges de son adversaire. Le Torero se doit d’imposer sa volonté au taureau plutôt que d’être sans cesse à lui courir après pour effectuer péniblement quelques passes.
Accordée par le président, la musique accompagne les très belles Faena.
L’Estocade ou mise à mort est le moment le plus critique de la Corrida. Le Matador affronte le Taureau de face en s’exposant à ses cornes.
En cas d’échec redondant d’une telle attaque, le coup de grâce peut être porté par le Descabello.
Si un taureau n’est pas mort 10 mn après le début de la Faena, le président fait sonner un premier avis. Au troisième avis (15 mn), le taureau rentre vivant au toril.
Le Taureau
Le taureau est la base même du spectacle. De ses qualités propres découlera la qualité du spectacle tauromachique.
Élevé spécialement pour le combat, le taureau de corrida n’a jamais connu que le campo (vaste pleine ou ils sont élevés).
Et l’on ne peut préjuger de son coté combatif avant qu’il ne soit entré dans l’arène.
Ce que l’on exige quand même, c’est une bonne présentation de celui-ci.
L’age moyen des taureaux de combat est de 4 ans.
Chaque taureau est marqué par
l’emblème de son élevage
son numéro
le dernier chiffre de son année de naissance
On lui pose aussi une cocarde aux couleurs de l’élevage.