Les Pyrénées Basques représentent un peu plus du quart de la chaîne des Pyrénées : 120 Km d’Est en Ouest, du Pic d’Anie (ce dernier est Béarnais et culmine à 2504m) jusqu’à la baie d’Hendaye et 90 Km du Nord au Sud, d’Hasparren à l’Embalse de Yesa.
L’altitude décroît d’Est en Ouest.
La Rhune (900m), ultime sommet de la chaîne Pyrénéenne domine majestueusement la cote Basque.
Elle offre à ses visiteurs un panorama à 360° permettant de découvrir les 7 provinces Basques et par beau temps de suivre le dessin des plages de Saint Sébastien jusqu’à celles des Landes.
Deux possibilités pour accéder au sommet : il vous faudra compter entre 1h – 1h30 de marche si vous êtes sportif ou bien vous pourrai emprunter le légendaire petit train à crémaillère, véritable pièce de collection et pendant le voyage vous pourrai saluer les Pottok qui vous regarde passer.
"Il n’est qu’une façon de voyager, c’est d’aller à pied''
Ne boudez pas votre plaisir et laissez vous guider à travers les innombrables chemins et sentiers et n’hésitez pas à user votre Makila et transpirer à grosse goutte, émerveiller vos yeux en observant les vautours, remplir à plein vos poumons d’oxygène, faire une halte régénératrice dans une Ventas isolé, s’enrichir de la végétation ou apprécier la solitude dans ces endroits ou seul les moutons de passage trouble le silence, voici quelques facettes des montagnes Basques qui s’offrent à vous.
Vous pourrez entre autre arpenter :
L’Artzamendi (La montagne des Ours – 926m),
Le Mondarain (750m),
Les crêtes d’Iparla (430m – Près de Bidarray),
Les 3 couronnes,
Le Sorhogain (1164m – Vers Urepel),
Le Pic d’Iramendy (866m – Saint jean pied de port),
Bien sur, pour ceux qui ne veulent pas prendre trop d’altitude, reste la forêt d’Iraty et ses sentiers à parcourir en raquettes lorsqu’ils sont recouverts de neige.
Les quatre grands chemins européen empruntés depuis des siècles par les pèlerins se rendant à Saint Jacques de Compostelle que sont :
La voie de Tours
La voie de Vézelay
La voie du Puy
La voie d’Arles,
Confluent tous vers le département des Pyrénées Atlantiques, faisant ainsi du Pays Basque et du Béarn des lieux d’exception et de rencontre de nombreux marcheurs.
Lors de vos ballades, vous rencontrerez souvent ce petit cheval trapu, figure mythique du Pays Basque qui parcourt la montagne en toute liberté. Bien qu’apparemment sauvage, sans maison ni écurie, le Pottok appartient toujours à un propriétaire. Il est un des premiers habitant du Pays Basque et sa présence sur ces terres remonterait au quaternaire.
D’abord utilisé pour le travail agricole et la contrebande car il franchi aisément la montagne, le Pottok est aujourd’hui élevé pour l’équitation. Reconnu pour sa gentillesse, il est petit, 1.15m à 1.45m au garrot mais vif. Sa tête forte, sa crinière abondante et son regard coquin en font un animal attachant duquel il est difficile de ne pas s’approcher pour tenter de le caresser. En fonction de votre habilité il vous laissera peut être faire…
Les Ventas sont des petits commerces situés à proximité de la frontière. On y vend des produits espagnols à une clientèle Française profitant de la différence de prix entre les deux pays. Les Ventas les plus connues sont celle d’Irun, Béhobie, Dantcharia, Ibardin ou Arnaga.
Celles-ci sont aujourd’hui devenues de vrai supermarché.
D’autres Ventas plus modestes sont situées dans des endroits plus retirés et moins connus du grand public. Vous pourrez bien souvent vous y restaurer copieusement et vous en servir comme point de départ ou d’arrivée de vos excursions en montagne. Très conviviales, et souvent situées dans des lieux offrant un magnifique panorama, les plus connues sont sur les hauteurs du village de Sare (coté Français) ou vers Burkaitz (coté Espagnol).
C’est le bâton traditionnel Basque.
Bâton de marche du montagnard, il est aussi une redoutable arme de défense.
Aujourd’hui objet de décoration, le Makila est pour celui qui le reçoit en cadeau un très grand honneur.
Le Makila est un élégant bâton de néflier scarifié sur pied, cachant une longue pointe en acier forgé dans sa poignée qui se dévisse et dont l’autre extrémité et lourdement plombée.
Il ne reste plus au Pays Basque que quelques fabriques familiales de Makila et les délais de commandes tendent à s’allonger du fait de l’engouement persistant pour l’achat de cet objet.